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lundi 2 mars 2009

Nucléaire ?

Depuis HIROSCHIMA le mot est chargé d’histoire, avec TCHERNOBYL les choses ne se sont pas arrangées. Au sein de LIBR’ACTEURS, le débat est en gestation, mais la culture de l’association veut que nous cherchions avant tout l’objectivité, la pondération, et l’information pluraliste.

Il demeure un premier constat, le nucléaire en France relève quasiment du secret d’Etat pour ne pas dire secret des dieux. On ne peut pas comme le demande le PDG d’EDF réclamer les pleins pouvoirs pour la filière EPR, exiger des augmentations de tarifs, promettre des embauches massives, et ne pas communiquer sur les coûts, les risques et les alternatives potentielles.

Cette posture fait penser à une entreprise mono-produit, ou avec un client quasi-unique, qui ne veut pas envisager de PLAN B ou qui ne connaitrait pas la courbe de GAUSS

Il faut avoir examiné les rapports de la DGEC (Direction Générale de l’Energie et du Climat) pour s’inquiéter. La pensée unique est une spécialité française, comme l’acharnement thérapeutique ou la défunte filière graphite-gaz : Hors le nucléaire point de salut.

Nous pensons simplement qu’il convient de ne pas tout sacrifier au moloch nucléaire, et réserver des crédits, de la puissance intellectuelle et la simple idée, que des énergies alternatives mériteraient d’être explorées, pour que demain nous ne soyons pas démunis.

Les USA lancent des programmes ambitieux pour l’énergie solaire. Au lieu d’essayer de convertir l’Europe au tout nucléaire « français –propre », il serait peut être de bonne gestion de promouvoir au niveau européen des programmes ambitieux de recherches d’énergies renouvelables. A défaut la production d’énergie nucléaire, fort onéreuse, et non stockable, ne trouvera plus a se vendre a son prix de revient et générera une fuite en avant, pour serrer les coûts de production au détriment de la sécurité des installations et donc de celle des personnes et des biens.


Richard HASSELMANN

Sources et crédits
Vie publique
Mathcurve
Crédit image
Résosol

lundi 26 mai 2008

La politique de l’autruche

Les gouvernements comme les secteurs économiques ont bâti leur prospérité sur un pétrole « abordable » et refusent de tenir compte.du pétrole à bientôt 200 dollars

Devant les revendications des transporteurs, des pêcheurs, des automobilistes, on envisage des mesures transitoires destinées à faire passer le plus fort des hausses, supposées transitoires. Le gouvernement français envisage de compenser la hausse des prix des carburants par on ne sait quel allègement de taxe,

L’essentiel du problème tient à la raréfaction croissante des réserves de pétrole et de gaz accessibles aux coûts jusqu’ici obtenus. Le manque de raffineries pour le gas-oil, la spéculation anticipant la rareté en jouant la hausse sont les raisons évoquées

Et pourtant il faudrait préparer dès maintenant les comportements et les esprits au changement radical d’un pétrole à 200 dollars ou plus . Sinon, des crises économiques, sociales et politiques se généraliseront. .

Deux perspectives.

Ou bien l’on considère que l’activité en difficulté est vitale et que l’utilisation de combustibles fossiles est indispensable. En ce cas, il faudra que l’ensemble des circuits de transformation et de distribution concernant cette activité soient réorganisés pour compenser par des économies la hausse des prix des carburants.

Ou. il s’agira de réorganiser les sociétés, en faisant le sacrifice d’outils et de méthodes faisant appel aux combustibles fossiles

On remplacera ainsi les transports individuels par des transports collectifs électrifiés ou l’habitat traditionnel climatisé au fuel par des maisons dites « passives ».

Et que dire de ces pays qui continueront « à accumuler des fonds d’investissements monstrueux avec lesquels ils généraliseront les offensives contre les pays importateurs, tant au plan économique qu’au plan idéologique (financement d’organisations visant à coloniser de l’intérieur les cultures et organisations sociétales).

Les pays dits occidentaux comme les pays pauvres en seront les uns et les autres victimes, à des titres différents. Ces pays pourront-ils continuer à se laisser politiquement subvertir, du fait de leur incapacité à se réorganiser pour pouvoir se passer de pétrole ?

La politique de l’autruche de nos gouvernants a de beaux jours devant elle


Éric Campion

lundi 14 avril 2008

F comme Faim

Tout est dans tout et réciproquement, la révolte des « Ventre creux » face au « Food power » en est une nouvelle illustration.

Dans de précédents billets, (Agriculture ou Agriculturel et Des pommes, des poires ) nous avions alerté sur le rôle et la place de l’agriculture, en regard des enjeux nationaux et internationaux.

La montée en puissance des révoltes d’affamés ici ou là, sont particulièrement inquiétante, et illustrent une nouvelle fois l’obscénité de la course aux profits et l’incompétence globale des gouvernants.

C’est inquiétant, car la famine pousse à l’émigration, et est le terreau premier de tous les terrorismes.

C’est inquiétant car cela veut dire que le blé ou le soja dont les cours flambent sont des valeurs refuges, pour les spéculateurs de tous poils, que rien n’arrête.

C’est inquiétant enfin si l’on revient en arrière, avec la belle PAC (politique agricole commune), et son cortége de quotas, de destruction de surplus et autres mises en jachères de sols fertiles.

A l’heure ou l’on parle de développement durable, pour un oui, ou pour un non, nous pourrions nous poser des questions simples.

Quel est le niveau de production mondiale de céréales à des fins alimentaires nécessaires pour éradiquer les famines, liées au prix ?

Quels sont les choix à faire, après avoir rouvert toutes les terres disponibles.

Si le biocarburant mobilise des espaces au détriment de la céréale alimentaire, il doit être reconsidéré.

Si l’alimentation des cheptels d’embouche, mobilise des espaces fourragers, il faut se poser la question du niveau de consommation de viande.

Vous comprenez pourquoi, LIBR’ACTEURS a parlé des AMAP (Association pour le Maintien d’un Agriculture Paysanne), comme l’un des moyens de récupérer des terres, pour des productions de proximité, économes en frais de transport et de distribution, et éducatives en matière de saisonnalité des fruits et légumes.

S’agissant d’éducation nous allons suivre avec intérêt l’émergence de L’Institut pour le Développement de l’Information Economique et Sociale (IDIES), , qui partage notre ambition pédagogique et éducative, pour avoir un « Débat informé» sur l’économique et le social.


Richard HASSELMANN

Sources et Crédits
Biocarburant
Ministère de l'agriculture
AMAP